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Route du Patrimoine

Rencontrez Markina-Xemein, avec une courte et intéressante carrière. Ton portable sera le meilleur guide.

Vous trouverez ici un parcours intéressant de 20 points. Avec cette Route du Patrimoine, nous vous montrerons une petite partie de l’histoire de Markina-Xemein tout en visitant des monuments, édifices historiques et religieux.

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Goiko Portala
A sa façade principale orientée vers Goikoportala. Cet édifice de style baroque (autrefois une maison-tour) surmonté d’un large avant-toit, arbore au premier étage le blason – un peu abîmé – de Barroeta, composé d’un lion, de la croix de Saint-André avec une étoile à huit branches, d’un arbre avec un aigle dévorant un porcelet et de trois panelles. Au centre du blason se trouve une couronne et en bordure, la légende suivante: Justitia et Charitas Dilecti principis arces (la justice et la charité font la force du prince aimé).
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FONTAINE DE GOIKOPORTALA
La fontaine de Goikoportala, construite en 1787 est un ouvrage de génie civil qui représente l’aboutissement de l’adduction d’eau potable à Markina, un projet « impulsé à l’unisson par les autorités municipales, un groupe d’intellectuels locaux et les principaux propriétaires d’églises, fermes, monts et forges, dirigés par le comte de Peñaflorida, don Xavier Maria de Munibe, fondateur et directeur perpétuel de la Real Sociedad Vascongada de los Amigos del País« , suivant en cela les idées en vigueur à l’époque des Lumières. Cet ouvrage situe Markina à l’avant-garde de l’urbanisme basque de cette époque. Le projet de Francisco de Echanove, est constitué d’une colonne en pierre calcaire ornée de guirlandes et couronnée par un dôme pointu, réplique de l’original. Sur la partie inférieure de la colonne apparaissent quatre ovales en pierre blanche dont l’un représente le blason de la ville et les trois autres des quatrains qui font allusion à la construction de la fontaine et sont attribués à Juan Antonio Moguel (1745-1804), religieux qui vécut dans la paroisse de Xemein et auteur de l’oeuvre littéraire Peru Abarka, rédigée en basque biscayen au début du XIXe siècle.
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COUVENT ET ÉGLISE DU CARMEL
De grandes dimensions, l’ensemble conventuel est formé par la résidence, le verger du côté nord, le cloître et l’église. Le couvent fut fondé en 1691 par l’abbé de la Collégiale de Zenarruza, Ignacio de Munibe y Axpe, fils des comtes de Peñaflorida. L’église, construite conformément aux préceptes du style baroque, fut inaugurée en 1724. On ignore qui fut l’architecte, même si la construction est attribuée au carmélite Fray Marcos. En 1808, le couvent fut supprimé pour être converti en caserne pour les troupes françaises. De même, en 1839, lors de l’exclaustration, les religieux en furent expulsés jusqu’en 1869. La façade, faite de pierres de taille en grès, est constituée de trois corps: un corps central et deux latéraux. Le corps central, plus élevé que les corps latéraux, abrite une niche avec une sculpture de la Vierge du Carmel que surmonte un fronton triangulaire orné du blason de l’Ordre du Carmel. Les corps latéraux, plus bas et plus étroits, sont surmontés de clochers. L’intérieur du temple suit un plan en croix latine, avec une abside droite et trois nefs. Les deux nefs latérales, à la manière des églises du Carmel, font office de cloître de procession. La couverture de celui-ci est réalisée au moyen de petites coupoles, la nef centrale et les bras du transept ont, quant à eux, recours à des lunettes et la croisée d’ogives, à une coupole. Le maître-autel, de style baroque, est présidé par la Vierge du Carmel; à droite se trouve saint Cyrille d’Alexandrie et, à gauche, saint Élie. Surplombant le rétable, le Christ sur la Croix, avec saint Ange à droite et saint Jean de la Croix à gauche. Les autels latéraux, baroques également, sont dédiés à saint Joseph de Nazareth et à sainte Thérèse d’Avila. Juste à côté, un autre autel est dédié à saint Joachim et à sainte Anne. Chaque nef latérale contient quatre autels. Ceux de droite sont dédiés au Sacré-Coeur, à saint Michel, à sainte Thérèse de Lisieux et au Calvaire ou Crucifixion du Christ. Ceux de gauche évoquent la Flagellation, saint Jean de la Croix, saint Antoine de Padoue et les âmes du Purgatoire. Une partie des dépendances de ce couvent est actuellement utilisée comme gîte pour les pèlerins du Chemin de Compostelle.
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CENTRE HISTORIQUE
Suivant un plan médiéval structuré en trois rues longitudinales unies par un coin —Guenkalea, Erdikokalea et Kaleokerra— et une rue traversière —Zeharkalea—, la ville était entourée par une muraille percée de trois portes: celle d’Orueta, celle d’Irureta et celle de Suso/Goiko. La muraille était l’élément qui faisait la différence entre villa (ville fortifiée) et anteiglesia (bourg): la première, de caractère urbain, avec une population dense, et le second, de caractère rural, avec une population disséminée. Ladite muraille a disparu peu à peu à cause de la pression démographique, de sorte que la ville s’est développée progressivement en direction de ses quartiers les plus éloignés —les faubourgs—. Chaque porte a ainsi vu surgir son faubourg: faubourg d’Abesua au niveau de la porte d’Irureta; faubourg d’Artibai à la porte d’Orueta; et faubourg d’Arriba/Goiko (Suso), qui est aujourd’hui Karmengo Kalea et commençait à la porte du même nom. Les terrains qui configurent la ville ont subi des transformations quant à leurs dimensions et leur distribution interne, de sorte que la majorité des édifices ont perdu leur allure médiévale. La ville a cependant très bien conservé le tracé de ses rues, en dépit de tous les changements effectués durant la période moderne et la période contemporaine. Le Centre Historique a été déclaré, en 1996, Bien Culturel et classé comme Ensemble Monumental, avec établissement d’un régime de protection spécial. De même, en 2000 a été déclaré Bien Culturel et classé comme Ensemble Monumental, le Chemin de Compostelle, dans lequel on a inclus le Centre Historique de Markina-Xemein. Rappelons que la route côtière du Chemin de Compostelle remonte jusquà Mendaro (Guipuzkoa) et pénètre à Markina par le col d’Arnoate. Descendant d’Arnoate, le Chemin entre dans la région de Lea-Artibai en passant par Markina et, en suivant la rive de la rivière Artibai, les pèlerins atteignent Ziortza-Bolibar.
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Zeharkalea
Ancien hôtel de ville. Avant la construction de la mairie, le conseil municipal qui gouvernait la ville célébrait ses réunions à l’angle d’Erdikokalea, à Xemein, et dans l’église de San Pedro de Elizabarria. L’historique de cet édifice, qui est aujourd’hui le siège du tribunal local, remonte au XVIe siècle. Cest un bâtiment qui a connu différentes étapes dans sa construction; ainsi au XVIIIe siècle on décida d’agrandir le bâtiment existant pour par la suite, au XIXe, procéder à de nouvelles réformes et changements auxquels prit part l’architecte Rafael Zavala. L’édifice comporte au rez-de-chaussée un large porche ouvert, qui s’appuie sur huit colonnes de style baroque, en grès du mont Oiz, réalisées par Juan de Basaybar y Sebastián de Leixardi entre les années 1636 et 1646. Le premier étage donne sur les rues Guenkalea, Erdikokalea et Zeharkalea et leurs balcons en fer forgé. Le porche à côté de la porte principale, abrite un tableau de l’Immaculée Conception et un cartouche avec le texte suivant: Don Francisco Aguriano êvèque de Calahorra et la Calzada concède 40 jours d’indulgence à toute personne qui récite un Ave Maria ou un Salve devant cette sainte image. L’image et le texte évoquent celle qui fut la Patronne de la ville entre le XVIIe siècle et le début du XXe. L’ensemble architectural formé par l’ancien hôtel de ville comprend la tour, du XIXe; sa construction ainsi que le mécanisme de l’horloge ont subi diverses modifications. L’horloge continue de donner l’heure et la tour se trouve en excellent état de conservation.
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Guenkalea
Lors du recensement de Markina en 1630, cette tour de la fin du moyen âge, transformée en palais, est enregistrée comme propriété de doña María de Ugarte. Avec Andrés de Ansotegui, son successeur, la tour subit une profonde réfection qui la transforma en édifice résidentiel. C’est l’exemple typique d’une tour construite intramuros pour que ses habitants puissent être à proximité du pouvoir municipal. La façade principale, en pierres calcaires de taille, comporte trois niveaux et un grenier. On notera les deux arcs du rez-de-chaussée, les doubles fenêtres en ogive du premier étage, le long balcon du deuxième et la rangée de modillons. Au rez-de-chaussée, on retrouve les vestiges d’anneaux en fer qui servaient à attacher les chevaux. La façade qui donne sur la rue Abesua contraste, quant à elle, par son aspect plus militaire.
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PORTE D’IRURETA
À côté de l’ancienne porte sud de la muraille (appelée porte d’Irureta) se trouve la maison Arkupe; c’est un édifice de 1854, néoclassique, avec une façade à arcades qui donne sur le Prado et témoigne ainsi de son estime pour cet espace de loisir immémorial de Markina.
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FRONTON
Installation sportive connue dans le monde entier sous le nom d’Université de la Pelote pour être le centre d’apprentissage des grands noms de la cesta punta. Le premier fronton construit date du XVIIIe siècle, même si déjà auparavant on se servait d’une pan de la muraille pour jouer sur un fronton appelé El Siete.
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TOUR – PARC BIDARTE ET CHAPELLE SANTA CRUZ
C’est un palais baroque qui dissimule une tour médiévale, la tour Bidarte. Au rez-de-chaussée, une entrée à grands voussoirs arbore sur la clé de voûte le blason de Bidarte —une tour crénelée— et, sur le blason, une image de la Vierge. Le rez-de-chaussée et le premier étage sont en pierres calcaires de taille et le deuxième étage est peint de motifs floraux parmi lesquels on devine —méconnaissable— le blason de Murga, Montoya, Fernández de Ugarte y Aguirre. Ce palais est aussi connu pour être la maison du Moro Vizcaíno (Maure Biscayen), José María Murga (1827-1876), personnage qui explora le Maroc entre 1862 et 1865 et auteur du livre « Souvenirs marocains du Maure Biscayen ». Le palais abrite souvenirs et documents lui appartenant. Dans l’esprit du baroque, il est accompagné d’un bosquet composé d’arbres variés ainsi que d’une maisonnette qui constitue le complément naturel du palais.
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CENTRE CULTUREL UHAGON
La maison Uhagón, de la fin du XIXe, siège du centre culturel du même nom, comprend une salle d’expositions, une salle de conférences et une cafétéria. Le vaste espace vert qui l’entoure comporte une oeuvre du sculpteur Lertxundi, Poesia Bi. De l’autre côté du pont, au nº 5, Torre Barria (nouvelle tour), témoigne du désir de l’aristocratie de demeurer à proximité de la ville. Le bâtiment, bien que modifié, conserve deux entrées avec arcade.
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PALAIS PATROKUA DE GAYTAN DE AYALA
Il comprend deux blocs clairement différenciés: l’un néoclassique, de la fin du XVIIIe siècle, et l’autre de style historiciste, du début du XXe, inspiré par l’architecture baroque et oeuvre d’Emiliano Amann sur une commande de la famille Gaytán de Ayala. Les deux corps de bâtiment possèdent trois étages et sont connectés l’un à l’autre par une loggia/véranda percée de trois arcs en plein cintre. Le bloc historiciste comporte une bibliothèque en bois de châtaignier et un petit bâtiment y est adossé. Il abrite le siège de la Communauté de Communes de Lea-Artibai.
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SCULPTURE DÉDIÉ À JUAN ANTONIO MOGEL
Dans les jardins qui entourent ce palais et qui font partie du centre d’enseignement Lea-Artibai ikastetxea, se trouve le monument dédié à Juan Antonio Moguel, réalisé par le sculpteur Xiri Andonegi. Des caractères typographiques en pierre calcaire reproduisent un extrait de l’oeuvre Peru Abarka écrite par Moguel, et qui dit ceci: «Le loup préfère la vie sauvage et la pénible recherche de sa nourriture, aux caresses et au pain tendre du chien domestique enchaîné».
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ÉGLISE DE XEMEIN
Le temple de Santa María de la Asunción de Xemein date du Xe siècle, siècle de propagation du christianisme et de fondation de petits monastères. Jusqu’à la fondation de la ville de Markina (1355), les véritables patrons de ce monastère étaient les maisons de Barroeta et d’Ugarte, toutes deux de Xemein. Ces familles occupaient les meilleures places à l’église et touchaient une partie des dîmes qui y étaient versées. Au XIVe siècle (1355), lors de la fondation de la ville de Markina, il est dit dans sa charte de peuplement (ou charte fondatrice) que le monastère de Xemeingan serait commun au bourg de Xemein et à la ville de Markina. L’entrée de cette dernière dans la gestion du monastère coincida avec le début les controverses, les maisons de Barroeta et d’Ugarte prétendant assumer cette gestion dans son intégralité. Ces querelles poussèrent la ville à édifier l’église de San Pedro de Elizabarria. Les conflits liés au patronage du monastère subsistèrent par la suite. Au XVIIe siècle, la moitié du patronage bénéficiait à la ville de Markina et l’autre moitié aux maisons d’Ugarte et de Barroeta, un privilège dont hérita par la suite la maison de Peñaflorida. L’édification de l’église de Xemein se poursuivit au XVIe siècle avec la participation des maîtres Martín Albisua, Rodrigo Albiz, Miguel Elorriaga, Juan Emasabel et du charpentier Pedro Andrino. Au XVIIe siècle furent construits les compléments du temple: le choeur, la sacristie et la tour-clocher. Le choeur abrite l’orgue (de 1910), oeuvre de la maison Amezua. En dessous du choeur se trouvent des représentations du Sacré-Coeur et de la Vierge du Rosaire. L’église de Xemein abrite également les sépulcres en pierre des familles Mugartegui et Peñaflorida, ainsi que la chapelle de Gaytán de Ayala, avec une Vierge du Pilar et un emblème de la famille sur la grille. La sacristie primitive était située derrière le maître-autel, mais au XVIIe siècle, en raison de problèmes d’espace et d’humidité, on commença à construire la sacristie que nous connaissons aujourd’hui. À son édification prirent part les maîtres Gaspar Balzola, Martín Ibarluzea et Lucas Longa. La tour-clocher, quant à elle, commença à être érigée en 1625 par Juan de Urizar Zabala; néanmoins, son projet n’ayant pas plu, il dut personnellement mener à bien un projet concurrent présenté par Juan de Aguirre. C’est un clocher à deux corps, en pierre calcaire, surmonté d’un chapiteau et d’une croix. Déclarée Monument National d’Euskadi, l’église est du type église-halle ou hallenkirche, si l’on utilise la dénomination allemande: elle suit un plan rectangulaire à trois nefs séparées par six colonnes en calcaire; les murs extérieurs sont en pierres calcaires de taille, alors que l’intérieur est recouvert d’un enduit; la voûte est sur croisée d’ogives étoilée avec courbures. L’église possède deux entrées: l’une, constituée d’un arc en plein cintre à voussoirs, sur la façade ouest, et l’entrée principale avec arc double et précédée d’un petit atrium, sur la façade sud. En ce qui concerne le contenu mobilier, on pourra admirer le retable principal de style Renaissance. Il a été réalisé dans la première moitié du XVIe siècle et est constitué d’une prédelle, quatre registres, trois travées et quatre encadrements à pilastres. C’est une oeuvre collective à laquelle ont sans doute contribué plusieurs artistes.
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CIMETIÈRE DE XEMEIN
Adossé à l’église de Santa María de Xemein, nous découvrons le cimetière. Construit dans l’esprit du style néoclassique et en accord avec les idées novatrices du siècle des Lumières, il fut édifié à la périphérie de la ville par mesure de précaution et d’hygiène. L’endroit occupé par le cimetière actuel abritait déjà des sépultures au début du XIXe siècle. Le cimetière que nous connaissons date cependant du milieu du XIXe. Il fut dessiné par l’architecte Mariano Lascurain et construit par José Sodupe et Pedro José Loyola. En 1849, on acheta les terrains et durant les années 1850-1851 on procéda à la construction. Le cimetière est de forme rectangulaire, avec une galerie à colonnes et, à son extrémité, une chapelle et un Christ de style roman. L’accès principal trace une ligne qui divise le cimetière en deux parties égales. On peut y accéder à la fois depuis l’église et depuis le parking municipal. Les enterrements qui devaient s’effectuer au départ sous les arcades passèrent par la suite à la zone à découvert où l’on peut admirer le mausolée de José María de Munibe, XIe comte de Peñaflorida. Le style néoclassique est manifeste dans l’entrée principale, le mausolée de Munibe ainsi que dans le vestibule qui mène à la chapelle. On peut y apprécier les éléments néogrecs (fronton triangulaire, colonnes et acrotères dans les angles) et aussi néoégyptiens (formes évoquant les façades des temples égyptiens, pylônes). De la même manière, la galerie à colonnes rappelle le modèle de la maison romaine. Le cimetière est classé Monument National d’Euskadi.
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CHAPELLE SAN MIGEL DE ARRETXINAGA
Elle est située au bord du Chemin de Compostelle à l’endroit où confluent les rivières Artibai et Urko. Tous proches, on découvre, au nº22, l’ancienne mairie du bourg de Xemein, et le probadero (espace empierré où des boeufs tirent sur d’énormes blocs lors de compétitions locales) avec ses blocs de pierre. Étymologiquement Arretxinaga signifie «lieu ou endroit où gisent/sont jetées les pierres». Arri, harria, «pierre»; etxi de etzin, etzan, «gésir, se coucher, s’allonger» et le suffixe locatif -aga, «lieu de». Cette interprétation pourrait s’appliquer parfaitement au phénomène géologique saisissant abrité dans la chapelle. Ce processus géologique appelé en minéralogie processus hydrothermal et qui se produisit il y a environ 40 millions d’années, accueille le saint patron, l’archange saint Michel. L’ange brandit sa lance contre le démon à ses pieds, qui prend ici la forme d’un dragon ou d’un autre animal fantastique. La chapelle, à plan central et de forme hexagonale, possède une entrée unique dotée d’un linteau, et est surmontée d’un clocher. L’origine de cette chapelle est liée au courant spirituel qui se développa au haut Moyen Âge. Au Moyen Âge tardif, lors de la fondation de la ville de Markina en 1355, la rumeur courait que l’église de Xemein avait été abandonnée parce que ses fidèles fréquentaient un autre centre religieux, sans doute celui d’Arretxinaga. En 1451, lors d’un litige en matière de juridiction qui oppose le bourg de Xemein et la ville de Markina, l’existence de la chapelle est mentionnée. De même, en 1541, on indiquait que la chapelle existait depuis des temps immémoriaux et qu’elle avait hébergé des moines-ermites; elle était alors sous la garde de freilas (religieuses d’un ordre militaire) qui en assuraient l’entretien. Le 17 août 1626 on consacra solennellement l’autel de san Miguel parce qu’on avait observé que le sanctuaire d’Arretxinaga présentait une grande similitude avec celui du Monte Gargano dans la région des Pouilles (Italie) et que ce dernier était alors placé sous la protection de l’archange saint Michel. En 1631 il n’y avait plus ni moines-ermites ni freilas mais la maison destinée à les héberger était toujours là. En 1734, le bourg de Xemein décida de reconstruire la chapelle qui tombait en ruine. Un projet fut présenté par P.B. Villarreal de Bérriz (1669-1740), mais finalement un autre fut mis en oeuvre et on inaugura la nouvelle chapelle en 1741. En 1893 on procéda à un réentuilage général du toit. En 1894, l’architecte Pedro José de Astarloa présenta un devis approximatif des travaux de conservation et restauration mais priorité fut donnée à la restauration des images. Les images et autels —il y en eut plusieurs— furent peints en 1895 par un habitant de la ville, Ramón de Ubera, qui appliqua les conditions prévues par le comité de construction. Le 29 septembre, fête du saint patron, à minuit, le groupe de danse local, Zerutxu Dantza Taldea, danse le traditionnel Mahai Ganeko (danse sur table). L’état actuel de l’ensemble architectural d’Arretxinaga est le résultat des travaux de rénovation mis en oeuvre par la mairie de Markina-Xemein et la Diputación Foral de Bizkaia (gouvernement provincial).
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TOUR ET CHAPELLE BARROETA
Tour médiévale modifiée aux XVIe et XVIIIe, qui fut, sans nul doute, l’une des plus importantes de la région de Markina. Outre ses capacités défensives, elle fut, en même temps le siège et la résidence de la famille du même nom; à partir d’elle, ils pouvaient contrôler la forge, le moulin, le pont, la chapelle, les champs de labour et les prés, desquels ils tiraient un bénéfice économique et social. De forme cubique et dotée d’un toit à quatre pentes, elle a, malgré les ajouts qui l’ont enlaidie, préservé ses meurtrières, ses fenêtres jumelées et ses deux entrées en arc ogival. Tout comme la lignée rivale, celle d’Ugarte, elle disposait jadis d’une place d’armes. Rattachées à la tour, on trouve la chapelle de San Joaquín y Santa Ana, de style baroque avec façade en pierres de taille, petit porche appuyé sur deux colonnes toscanes et mobilier intérieur comprenant un tableau des saints patrons; la forge d’Olazar, proche de la rivière Artibai et voisine de la ferme Oxillain, qui garde une partie de ses dépendances même si elle n’en conserve aucun élément mécanique; et le moulin d’Oxillain, qui a disparu lors des inondations de 1983. À proximité de ces installations, visible depuis le parking du terrain de football, se trouve le barrage d’Oxillain. C’est un barrage double voûte conçu par P. B. Villareal de Bérriz (1669-1740), personnage érudit de la période qui précède les Lumières, il fut un pionnier en matière de construction des barrages voûte. Depuis le barrage on peut on peut apercevoir Torrezar (quartier Atxondoa). La tour s’élève sur la roche et, comme son nom l’indique (zar = vieux, ancien, en euskera), c’est l’une des plus anciennes de la commune. La tour primitive a été modifiée avec l’ajout d’un autre bâtiment de dimensions similaires.
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PRISON
Ancienne prison municipale, actuellement le siège de la Antigua cárcel municipal, actualmente sede de la Oficina Comarcal Agraria (Bureau Régional Agraire). De style historiciste —néogothique— en pierres calcaires de tailles, l’édifice est orné du blason de la Biscaye: un arbre dont le tronc est traversé par deux loups, avec en bordure cinq lions rampants et un lion qui soutient le blason.
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FONTAINE ET POISSONNERIE MUNICIPALE
C’est un édifice néoclassique conçu par l’architecte Rafael Zavala au milieu du XIXe siècle et réalisé par le tailleur de pierres José Vicente Urreta. Il s’agit d’un bâtiment simple avec deux piliers d’angle et quatre colonnes doriques. Y est adossée une fontaine de style néoclassique.
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TOUR UGARTE
Propriété de la lignée rivale des Barroeta, elle faisait partie du patronage de l’église de Xemein. On ignore l’aspect originel de la première tour, vu qu’elle subit plusieurs modifications, une au début du XVIe, une autre au XVIIIe, qui affecta surtout l’intérieur, et la dernière au XXe siècle. Sous un toit à quatre pentes avec pignon, on peut admirer l’entrée avec son arc en ogive, ainsi que modillons, meurtrières et arcs brisés. Elle possédait jadis une place d’armes et une forge.
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SAGASTIGUREN
Sur la colline au dessus de la demeure familiale des Murga, près de l’actuel réservoir d’eau d’Iparraguirre, se tenaient les assemblées générales de la merindad (bailliage) de Markina, à côté de l’arbre de Sagastiguren. La merindad était formée par les bourgs de Xemein, Etxebarria et par la ville de Markina. L’arbre de Sagastiguren est mort au début du siècle dernier mais en 2005, à l’occasion du 650e anniversaire de la fondation de Villaviciosa de Markina, la mairie de Markina-Xemein a organisé un acte commémoratif au cours duquel ont été installés des tables et des bancs en pierre en souvenir de l’ancienne assemblée.
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